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Études de cas

IA et recrutement étudiants : réduire 2760 h de tâches manuelles

L'IA pour le recrutement d'étudiants devient un levier stratégique pour les établissements d'enseignement et de formation confrontés à un double défi : attirer suffisamment de candidats dans un contexte démographique tendu et gérer un volume croissant de tâches administratives.

Dans de nombreuses organisations, les équipes consacrent encore plusieurs milliers d'heures par an à des tâches répétitives : relances de candidats, préparation de contrats ou gestion documentaire.

Ce use case présente comment un établissement d'enseignement supérieur a identifié plus de 2 700 heures de tâches administratives automatisables, et comment une approche opérationnelle de l'IA peut générer des gains rapides tout en respectant les contraintes réglementaires et organisationnelles.

Un processus de recrutement sous tension

Un volume de candidatures important mais une organisation très manuelle

L'établissement étudié recrute environ 800 étudiants par an, un volume significatif qui mobilise fortement les équipes administratives et pédagogiques.

L'analyse des processus montre que le recrutement représente 840 heures de travail par an, soit environ 33 000 € de charge interne annuelle.

Mais la réalité opérationnelle est encore plus exigeante lorsque l'on observe les tâches associées au recrutement et à la gestion des contrats.

Trois tâches administratives concentrent à elles seules 2 760 heures de travail par an, soit plus de 109 000 € de charge interne annuelle.

Les principales sources de charge sont :

  • la saisie des contrats d'alternance (1 200 h/an)
  • les relances téléphoniques des candidats (1 080 h/an)
  • la préparation des contrats des intervenants (480 h/an)

Ces activités sont essentielles pour le fonctionnement de l’établissement, mais elles mobilisent une part importante du temps des équipes sur des tâches répétitives.

Des outils numériques présents mais peu interconnectés

L'établissement dispose pourtant déjà d'un socle numérique classique :

  • un logiciel métier de gestion pédagogique
  • un CRM pour le suivi des candidats
  • des outils bureautiques collaboratifs

Les données sont réparties entre plusieurs systèmes et tableurs, avec un historique d'information disponible depuis plusieurs années.

Le problème n'est donc pas l’absence d’outils, mais leur interopérabilité limitée.

Les données doivent souvent être extraites manuellement, consolidées dans des fichiers Excel, puis ressaisies dans d'autres systèmes. Cette fragmentation augmente le temps administratif et réduit la capacité d'automatisation.

Structurer une IA d'assistance plutôt qu'une automatisation totale

Des cas d'usage IA ciblés sur les tâches à forte charge

Compte tenu du niveau de maturité de l'organisation et de sa tolérance très faible au risque, la stratégie retenue n'a pas consisté à automatiser les décisions de recrutement.

Le choix a été de déployer une IA d'assistance, capable de :

  • préparer des documents
  • structurer l'information
  • proposer des scripts de communication
  • faciliter le suivi des dossiers

L'objectif est de réduire la charge administrative répétitive.

Les deux premiers cas d’usage priorisés ont été :

1. Génération assistée des contrats d'alternance

Ce processus représente à lui seul 1 200 heures de travail par an.

L'IA est utilisée pour :

  • préremplir les contrats à partir des données disponibles
  • vérifier la cohérence des champs clés
  • générer un document structuré prêt à être relu

L'humain conserve la validation finale avant signature.

2. Relances candidats assistées

Les relances représentent 1 080 heures par an, souvent consacrées à retrouver des informations ou rédiger des messages similaires.

L'IA peut :

  • prioriser les relances selon le statut du candidat
  • proposer des scripts adaptés
  • générer un compte-rendu structuré dans le CRM

Ces usages permettent d'améliorer le suivi des candidats tout en réduisant la charge administrative.

Des conditions de réussite organisationnelles et réglementaires

L'un des enseignements majeurs du projet est que la réussite d'un projet IA dépend rarement de la technologie seule.

Dans ce cas précis, plusieurs prérequis ont été identifiés.

Un socle minimal de gouvernance des données

Le diagnostic initial a révélé un score global de maturité Data & IA d’environ 40,5 / 100, avec des fragilités sur la gouvernance des données et l'interopérabilité des systèmes.

Avant toute automatisation, il a donc été nécessaire de clarifier :

  • les sources de données de référence
  • les règles de gestion des données
  • les flux entre CRM et outils métiers

Un cadre de conformité clair

Le projet manipule des données personnelles de candidats et d'étudiants.

Il doit donc respecter :

  • le RGPD
  • les exigences du futur AI Act
  • les obligations liées à la certification Qualiopi et aux référentiels RNCP.

Pour cette raison, les usages retenus relèvent uniquement de l'IA d’assistance avec contrôle humain systématique, et aucune décision automatisée n'est mise en œuvre.

Bénéfices business attendus

Dans ce projet, l'objectif n'est pas une transformation technologique lourde mais une création de valeur progressive et mesurable.

Les gains estimés reposent sur une hypothèse prudente :

  • réduction de 20 à 25 % du temps sur les tâches ciblées
  • adoption progressive des outils par les équipes.

Sur la base des volumes observés, les gains attendus se situent autour de 15 000 € par an dès la première année.

Au-delà de la dimension financière, les bénéfices les plus importants sont souvent organisationnels :

  • réduction de la charge administrative
  • amélioration du suivi des candidats
  • meilleure traçabilité documentaire
  • sécurisation des pratiques IA.

Projection réaliste à 6-12 mois

À six mois, l'organisation dispose généralement :

  • d'un flux de génération de contrats stabilisé
  • d'un suivi des relances candidats plus structuré
  • d'indicateurs simples pour mesurer les gains.

À douze mois, l'IA peut progressivement s'étendre à d'autres processus, notamment le copilotage du recrutement des étudiants, une fois les flux de données et la gouvernance stabilisés.

Ce cas montre que l'IA appliquée au recrutement d'étudiants ne nécessite pas nécessairement des projets technologiques complexes.

Dans de nombreuses organisations, les premiers gains se trouvent dans des tâches administratives répétitives qui mobilisent plusieurs milliers d’heures par an.

En ciblant quelques processus bien identifiés, en sécurisant la gouvernance des données et en privilégiant une IA d'assistance avec contrôle humain, il est possible de générer des gains mesurables en quelques mois.

Chez Skalgo, ces projets sont structurés à partir d’un diagnostic Data & IA, permettant d'identifier les opportunités réellement pertinentes pour votre organisation et de sécuriser leur déploiement.

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